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Condition #6 : calendrier électoral

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-> Respect intégral du calendrier électoral

Depuis la publication du calendrier électoral le 5 novembre 2017, ce chronogramme est devenu le marqueur de la vie politique nationale. Pas un seul jour ne passe sans qu’on n’en parle. Nos organisations regrettent par ailleurs que tout soit devenu dérisoire dès lors que le calendrier électoral est respecté : peu importe la manière pourvu que les deadlines soient tenus…  Qu’en est-il des conditions de vote ?

Pour nos organisations, le respect du calendrier électoral inclut deux éléments dissociables : le respect des échéances (conditions de forme) et le respect des normes et des engagements (conditions de fond), sans lesquels nous ne pourrons avoir des bonnes élections. Or aujourd’hui la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et le pouvoir se concentrent uniquement pour satisfaire aux conditions des forme. C’est ainsi qu’un fichier a été produit, mais avec plus de dix millions d’électeurs sans données biométriques ; l’audit du fichier s’est effectué après la répartition des sièges, autrement dit il s’est basé sur des chiffres douteux ; une liste des partis politiques a été publiée alors qu’elle contient non seulement des doublons mais elle ne mentionne pas l’un des principaux partis de la dernière législature…

Aujourd’hui tout le monde ferme les yeux sur ces différentes violations pour « ne pas donner un prétexte au gouvernement et à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de repousser les élections ». Une position que nos organisations estiment dangereuse, car elle risque de conduire au chaos. C’est pourquoi nous demandons à la Ceni de corriger le tir , en respectant les prescrits de la Constitution, des lois et de l’accord de la Saint-Sylvestre. Avec le dépôt des candidatures en cours, elle doit cesser de mettre en danger l’intégrité du processus électoral.

Si le peuple tolère encore ces manquements et violations, il n’est cependant pas prêt à un nouveau report de la présidentielle. Nous attendons de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni)  et du régime une bonne organisation des élections le 23 décembre. Pour nos organisations, un énième report de l’élection est inacceptable. La Ceni doit alors tout mettre en œuvre pour la tenue de ces scrutins dans les délais, en respectant l’esprit et la règle de son propre calendrier.

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