Cette plateforme est une initiative de cinq organisations de la société civile congolaise : l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), Agir pour des élections transparentes et apaisées (AETA), Filimbi, Les Congolais débout, et la Lutte pour le changement (Lucha).
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Condition #3 : réouverture de tous les médias privés

Flickr/Kmeron

-> La réouverture des médias privés fermés et l’accès équitable aux médias publics

L’accord du 31 décembre 2016 insiste sur deux aspects des questions médiatiques : d’une part, la problématique des médias fermés par les autorités et, de l’autre, l’accès équitable de tous aux médias étatiques.

Dans sa politique de répression généralisée, le pouvoir a procédé à la fermeture des groupes de presse (radios, télévisions, journaux), perçus comme proches de l’opposition politique ou appartenant à certains partis de l’opposition. En outre, la radio et la télévision publique demeurent au service du régime :  l’opposition n’y a pas un accès équitable.

Jusqu’à présent, aucune mesure n’a été appliquée pour garantir l’accès équitable de tous aux médias publics. Au contraire, le pouvoir continue à utiliser les médias publics largement pour défendre ses intérêts. Les médias proches de l’opposition ou indépendants sont suspendus ou empêchés de fonctionner. Nous pouvons citer les cas ci-dessous :

  • Radio Nyota TV et Radio télévision Mapendo, appartenant à Moïse Katumbi;
  • Radio-télévision Lubumbashi (RTLJ), appartenant à Jean-Claude Muyambo;
  • Radio-télévision Grands Lacs Sud Kivu,, appartenant à un député;
  • Télévision Salama à Bunia en Ituri , soutien de Pierre Lumbi,
  • Radio La Voix du Katanga , appartenant à Antoine Gabriel Kyungu)
  • La Radio Owoto, appartenant à Christophe Lutundula

Il faut également mentionner les cas des journalistes arrêtés, emprisonnés, torturés ou menacés dans l’exercice de leurs professions. L’ONG Journaliste en danger (JED) a recensé 121 cas d’attaques contre les médias en 2017.

Compte tenu de l’organisation des élections cette année et de climat de terreur que fait régner le pouvoir sur l’opposition, les médias et les citoyens, l’avenir risque de devenir plus en plus dur pour les professionnels de la presse au fur et à mesure que l’on s’approche du mois de décembre.

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