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Condition #2 : libération des prisonniers politiques

JA

-> L’amnistie de tous les condamnés politiques, la libération sans condition de tous les prisonniers politiques et le retour de tous les exilés

Ces dernières années le nombre des détenus politiques et des personnes partant en exil n’ont cessé d’augmenter du fait de la répression politique arbitraire exercée par le pouvoir. Dans les accords de la Saint-Sylvestre, une grande partie du texte était réservée à cette problématique sous la rubrique décrispation politique. La décision fut prise de libérer l’ensemble des personnes arrêtées pour des motifs politiques et celles qui sont en exil. Parmi les nombreuses personnes concernées, on a dressé une liste séparée dite des « cas emblématiques », relative à des personnalités politiques de l’opposition et de la société civile.

Aujourd’hui, la question n’est toujours pas complètement résolue, même si le gouvernement fait mention de plusieurs libérations. De fait, le pouvoir joue sur les chiffres pour faire passer l’idée que l’accord de la Saint-Sylvestre est respecté, mettant en avant quelques libérations rendues effectives. Mais des faits viennent battre en brèche cette stratégie : d’autres personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté leurs opinions politiques ou simplement parce qu’elles appelaient au respect des lois de la République et de la Constitution. En outre, le sort d’aucun « cas emblématique » n’a été résolu. Au contraire, d’autres militants prodémocratie de la Lucha et de Filimbi ont de nouveau été arrêtés.

Le pouvoir continue à réduire drastiquement l’espace politique. Des détenus et prisonniers, à l’instar de Franck Diongo et de Diomi Ndongala, sont considérés comme des voyous et leur libération exclue, selon le ministère de la Justice. Floribert Anzuluni, Moïse Katumbi et Mbusa Nyamwisi ne sont pas non plus autorisés à rentrer au pays, en hommes libres. Ces signes ne trompent : la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés ne semblent pas être la priorité du pouvoir. Or sans ces derniers, comment le pays va-t-il organiser des élections qui soient réellement libres, démocratiques et inclusives ? La crainte est même de voir s’intensifier la répression envers toutes les voix qui s’élèvent contre le pouvoir. Le dernier exemple est celui de M. Gaël Mpoyo, pourchassé par le régime, qui a dû partir en exil, pour avoir, dans un documentaire, dénoncé l’expropriation par Joseph Kabila de plusieurs maisons situées près de Bukavu, dans l’est de la RDC.

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