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Processus électoral : vers un report qui ne dit pas son nom ?

Le Mercredi 31 octobre s’est tenu à la cité de l’Union Africaine une importante réunion sur le processus électoral dont on n’a pas beaucoup parlé. Organisée dans la précipitation au lendemain de la paralysie du centre-ville de Kinshasa, suite au déploiement de dizaines des camions militaires mis au service de la CENI, cette rencontre que très peu de médias ont commentée aurait été dictée par la panique qui commence à gagner le camp du pouvoir qui se rend compte que les élections ne se tiendront probablement pas à la date du 23 décembre.

En effet, selon différentes sources, la CENI et le pouvoir réalisent que toute leur stratégie basée sur le respect de la date du 23 devient impossible. D’où une certaine panique au sein de la maison car à l’extérieur tout comme à l’intérieur, le doute sur la volonté réelle du président Kabila de céder le pouvoir commence à resurgir. En outre, sur un terrain purement technique, des informations émanant de la CENI parlent de sept à huit semaines de retard sur le planning du déploiement des machines à voter. Ce qui rend impossible l’organisation des élections le 23 décembre. Seulement le pouvoir et la CENI chercheraient un bouc émissaire pour lui faire endosser la responsabilité de ce énième « glissement ».

C’est ce qui expliquerait, disent plusieurs sources, la présence de la dernière alliée du pouvoir, madame Leila Zerougui, la cheffe de la MONUSCO à cette importante rencontre en dépit de la position officielle du gouvernement de tenir la mission onusienne loin du processus électoral au nom d’une souveraineté alibi. Quel rôle lui réserve le pouvoir en place ? Est-ce celui du pompier de service pour éteindre le mécontentement qui commence à voir le jour au sein de la communauté internationale ? Ou bien celui d’un nouveau facilitateur avec l’opposition pour un nouveau dialogue ? Soit encore du dernier partenaire dont on a besoin pour ses moyens logistiques ?

Il y a quelques jours nos organisations rappelaient la responsabilité de la communauté internationale dans le processus en cours. Le message semble avoir été écouté par certains acteurs, dont les Etats-Unis, comme le montre l’interview que vient d’accorder le nouveau Sous-secrétaire d’état aux affaires africaines en affirmant que les États-Unis ne disposaient actuellement d’aucune garantie sur le bon déroulement des élections. Ce qui tranche avec la position de la Monusco sur le processus. Le peuple congolais continue à suivre de près les différents acteurs impliqués et n’oubliera jamais ceux qui essaieraient d’une manière ou d’une autre de lui refuser le changement auquel elle aspire.

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